Notre résolution du 19 mars 2016

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Résolution de la Nouvelle Gauche Socialiste en vue de l’élection présidentielle

Adoptée à l’unanimité par l’assemblée générale du 19 mars 2016

Anciens militants du Parti socialiste, nouveaux citoyens engagés, nous avons constitué la Nouvelle Gauche Socialiste pour poser les jalons d’une force politique amenée, demain, à poursuivre le combat pour la démocratie, l’égalité et la transformation sociale, abandonné par un Parti Socialiste en crise profonde. Le bilan du quinquennat de François Hollande, marqué par un virage conservateur dans de nombreux domaines, est catastrophique.

Certaines voix en appellent à une primaire de toute la gauche pour désigner un candidat susceptible de se « qualifier » pour le second tour afin de faire barrage à l’extrême-droite. Nous n’y participerons pas. Pour mobiliser les déçus du quinquennat, ce candidat devrait en effet, au minimum, défendre le programme du Bourget. Or rien n’est moins sûr. L’expérience de 2007 et 2012 indique que des primaires, pourtant ultra-médiatisées, ne mobilisent que partiellement l’électorat populaire et finissent par désigner le candidat le mieux placé dans les sondages. Elles musèleront toutes les forces qui y auraient participé dans le but de réorienter la gauche. Celles-ci seraient inévitablement perçues comme les forces d’appoint du candidat social-libéral qu’elles auront contribué à légitimer. Celui-là aurait alors peu de chance de franchir le premier tour de l’élection présidentielle.

Seule une candidature « hors système », c’est-à-dire dépassant les frontières et jeux des « appareils » existants, est de nature à enclencher une nouvelle dynamique populaire aboutissant à un score proche ou égal au seuil de qualification pour le second tour. Son espace politique, au carrefour de la République, du socialisme et de la planification écologique est, à l’évidence, identifiable.

Plusieurs personnalités pensent que leur tour est venu pour incarner un tel destin. Les traits de caractère sont parfois mis en avant pour comparer les impétrants. Personne n’a, à cet égard, le monopole de la passion et de la grandiloquence, ni de l’égocentricité et de l’autoritarisme. A l’aune de ces critères, nombre de celles et ceux ayant fait le choix de s’enfermer dans le piège de la primaire ne sont pas mal classées. Pour les progressistes, seule la Raison doit guider l’action et considérer les personnalités qui, par le symbole de leurs engagements, sont aujourd’hui en position d’incarner l’espoir d’une résistance au mouvement de balancier vers la droite, en passe d’emporter notre pays.

C’est pourquoi la Nouvelle Gauche Socialiste apporte son soutien à la proposition de candidature faite par Jean-Luc Mélenchon, la mieux placée pour incarner auprès de ceux qui souffrent, la France insoumise à l’ordre établi.

L’élection présidentielle est l’élection majeure à l’occasion de laquelle de nouvelles générations de citoyens s’engagent collectivement en politique, pour peu qu’une perspective s’ouvre. Elle est l’occasion d’expérimenter de nouvelles pratiques susceptibles de jeter les bases du futur rassemblement citoyen à la française auquel nous appelions en quittant le PS. Le moment est venu d’en bâtir les fondations.

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